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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 16:45

            Guadalajara, Séville, Colombes, le stade de France pour les Bleus... Les poteaux carrés de Glasgow, les larmes de Bari, les drames du Hessel et de Furiani pour les autres... Ces lieux ont jalonné l’histoire du football et ceux qui savent que ce sport est, bien davantage qu’un jeu, une machine à sensation, auront des frissons rien qu’à leur évocation... Mais, qui se souvient de Francfort 2006... ?

 

Le Brésil-France de 2006, achevée sur une courte et méritée victoire des Bleus 1-0 en quart de finale de Coupe du monde est pourtant restée dans certaines mémoires... pas son stade... La plupart d’entre nous se souviennent certainement du lieu de visionnage de ce match et des commentaires assassins de Nico G - « Hou hou » durant tous le match qui lui coutèrent d’ailleurs bien plus, pour le futur, qu’une salve de récriminations... Les fines bouches, exécrables statisticiens, se souviennent également que le match fut le théâtre de la seule passe décisive, en une cinquantaine de matchs en commun, de Zinedine Zidane à l’attention de Thierry Henry... Plus nombreux sont ceux qui se souviennent de la prestation étincelante  du meneur de jeu des Bleus, qui obtînt la magique note de 9 le lendemain dans L’Equipe... Comme Lionel Messi face à Arsenal quelques années plus tard en demi finale de Ligue des champions... Comme le trio étincelant Raï-Leonardo-Maurice de ce PSG qui faisait, lui, vraiment rêver face au Steua Bucarest (5-0... Allez mon petit bonhomme)...

 

 

Pour toutes ces excellentes raisons, le France-Brésil de 2006 a compté... En réalité, je me suis aperçu hier que, au delà de la prestation étincelante de Zidane, quintessence de la beauté footballistique, ce match était le dernier d’une époque, le dernier de « mon » époque, et peut être le dernier de la vôtre...

 

            Hier, suite à un apéro qui eut le gout de « La belle époque » - sensation fugace et malheureusement trop rare - je me suis surpris à penser, la clope au bec, à Arsenal... Nico Paco avait envoyé sa salve de texto en première mi temps sur le petit exploit entrevu des Canonniers face au Milan AC...

« Arsenal »... çà claque comme nom... En un seul mot vous imaginez un supporter légèrement grassouillet mais distingué, habillé de rouge et blanc, en train de déambuler dans le quartier éponyme de Venise... Je repensais à cette fabuleuse défense de vieux briscards, tellement limités techniquement et pourtant : Nigel Winterburn à gauche, Lee Dixon à droite et les deux tauliers, Martin Keown et Tony Adams.... Putain c’était bon.

 

Quelques années auparavant, apparaissait ce diable de Ian Wright dont les seuls clones potables furent, dans l’histoire du football, le duo Dwight Yorke-Andy Cole du Manchester United de 1998... Celui de Solskjaer et de Tony Sherimgham également... Celui qui terrassa le Bayern Munich en finale de Ligue des champions après prolongations...

Ce diable de Ian Wright...Meilleur buteur du club londonien avant que Thierry Henry ne le dépasse... Rappelez vous celui de la pub Nike avant la Coupe du monde 1998 où le ballon finissait dans les bras de Campos, la gardien bariolé du Mexique... J’avoue pour ma part avoir plus de gôut pour le « JVC » floqué sur les maillots londoniens de l’époque que pour le « Carlsberg » en vogue de l’autre côté de la Mersey...

 

 

 

Ces heureuses pensées me menèrent finalement à mon lit et à mon disque dur externe où je ne mis guère longtemps à trouver l’objet de mon désir... Celui qui allait accompagner avec délectation cette heure et demie de repos bien méritée après dix heures de TD et quelques rouges bus entre temps... Tiens, j’vais me remâter le France - Brésil de 2006. De Arsenal à l’équipe de France, il n’y a qu’un pas : Thierry Henry est en attaque, en face on trouve Gilberto Silva... aux commentaires, Arsène Wenger accompagne Larqué et Gilardi. Les deux équipes sont belles... le Brésil réunit peut être pour la seule fois des années 2000 tous ses ballons d’or presque à leurs meilleurs niveaux et un peu plus : Ronaldo, Ronaldinho, Kaka... la très belle charnière Juan-Lucio qui n’était pas encore vraiment lente...Roberto Carlos à gauche  dont la fin de carrière, restée dans l’anonymat est un véritable scandale... Zé Roberto, élégant et étrangement sous-coté toute sa carrière...et Cafu, le cap’tain, joueur le plus capé de l’histoire brésilienne qui joue son dernier match en sélection, quatre ans après avoir brandi la Coupe du monde 2002.

 

C’est certainement le match de la Coupe du monde où l’on trouve le plus de Lyonnais : côté Bleus, Malouda et Abidal forment l’axe gauche... Govou, Coupet et Wiltord sont sur le banc. Côté brésilien, Juninho est titulaire, Cris et Fred sur le banc...

 

            Jusqu’à la 20ème minute, rien ou presque... Le jeu s’installe, indiciblement, la France prend l’ascendant. Une petite sortie de Barthez dans les pieds de Ronaldo et vous ressassez les images de juillet 98... Et puis, ben après,  IL ne perd pas un ballon, c’est simple, c’est beau, un peu déconcertant... Les rares moments ou les expressions footballistiques l’emportent sur celles du ballon ovale : « café-crème » contre « cochon dans le maïs », il n’y a jamais vraiment eu de matchs...  La seconde mi temps, en dépit de  quelques assauts auriverde (et vous repensez à ce toccard de Denilson qui fit passer quelques frissons le 12 juillet 1998, avant la « petite » estocade...) est en réalité à sens unique. Solide, plutôt joueuse, techniquement, physiquement et mentalement supérieure, cette équipe là fait penser à celle de 2000, probablement la plus jolie que nous ayons eu à voir... Même ce c... de Sagnol à droite vous semble sympathique. Domenech, presque touchant en train de chanter sa marseillaise fébrilement... Ribéry, plutôt mauvais, a quelques jours plus tôt sauver les Bleus face à l’Espagne... et on lui pardonne presque ces gourmandises puisqu’il a sauvé de « la retraite », audacieusement annoncée par les médias espagnols, Zidane qui livre le (second ?, troisième ?...) match de sa vie.

 

 

            Après cela rien ne sera plus pareil. Une victoire chaotique face au Portugal en demi, fabuleuse équipe handicapée seulement par l’absence de grand attaquant... La putain de panenka-barre-ligne dix jours plus tard... le coup de tête, le vol d’étoiles... Deux ans plus tard, Domench demandera Estelle Denis en mariage en direct... Deux ans encore plus tard, les joueurs ne descendront pas du bus à Knyssa... Depuis lors, la France du foot se passionnera piteusement pour quelques gloires éphémères comme Gourcuff ou Marvin Martin... Benzema ne sera pas retenu en 2010... Sagnol aura enfin dégagé, pas assez longtemps d’ailleurs puisqu’il fut remplacé de l’autre côté de la défense par un spécimen du même acabit, Patrice Evra...

 

Francfort

 

Tout n’était pas parfait ce soir là bien sûr... Outre la présence de Pascal Chimbonda sur le banc (qui, aujourd’hui, après vérification joue aux Doncaster Rovers en D2 anglaise), cette équipe portait les mauvaises germes des suivantes. Jamais plus Vieira, Thuram, Malouda et Ribéry ne retrouveront ce niveau... Mais ce soir là, pour la dernière fois, ces joueurs de foot ressemblaient encore un peu à leurs illustres prédécesseurs. Ils avaient envie, ils étaient éclairés. Ils auraient presque mérité d’avoir Opel, Carlsberg, Sharp, Panasonic ou JVC floqué sur leur maillot... Alors vous vous reprenez à penser à Arsenal... à Venise... Voir Venise et mourir ?... Non... voir Francfort... et dormir.

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